Plongée dans des archives de 1967 : le métier d’attaché‧é de presse

Le ménage de printemps fait ressortir de drôles d’archives !
Peu importe les évolutions des médias, 54 ans après, le métier d’attaché‧e de presse n’a pas beaucoup changé… sur le papier.
Retour sur un article de 1967, publié dans la revue La Vie chrétienne.

[Orientation professionnelle]
L’ATTACHÉ DE PRESSE
(La Vie chrétienne – 1967 – archives)

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article publié dans la revue « La Vie chrétienne » en 1967

La profession est reconnue en France depuis une vingtaine d’années. Relativement nouveau venu dans le domaine de l’information, l’attaché de presse est né de la nécessité de plus en plus impérieuse où se trouvent les entreprises de toute nature de se faire connaître pour vivre et prospérer.

IL REPRÉSENTE L’ENTREPRISE EN FACE DE L’OPINION

L’attaché de presse a pour mission essentielle d’entretenir des relations constantes avec les « faiseurs d’opinion » (presse, radio, télévision, actualités cinématographiques), spécialistes du domaine où évolue son entreprise, afin de les informer régulièrement sur l’activité, la production, l’évolution de celle-ci. Ses moyens : les communiqués, les photos (voire les films), les conférences de presse, les cocktails de présentation, les visites d’usine, etc. 

UNE CULTURE ÉLEVÉE, DE L’AISANCE

Une telle activité suppose, d’une part, la connaissance parfaite de l’entreprise (d’où tenue à jour d’une documentation approfondie), d’autre part, un contact permanent aussi large que possible avec les journalistes intéressés (d’où constitution et tenue à jour d’un fichier personnalisé et détaillé). La revue de presse fait partie de ses tâches quotidiennes : il s’agit aussi bien de relever la parution des informations diffusées par ses soins que celles susceptibles d’intéresser les différents services de son entreprise. 

Il est facile de concevoir que pareil rôle ne peut être tenu par n’importe qui. Premier point important : la culture générale. On peut la situer au niveau d’études supérieures. Il est préférable qu’elle soit assortie d’une bonne connaissance d’au moins une langue étrangère. Il est indispensable qu’elle s’accompagne de la connaissance des techniques de l’information (rédaction, mise en pages, imprimerie, photo, etc.).

Côté qualités humaines : sens du contact, psychologie, élocution facile, bonne présentation dominent. 

Ajoutons l’ouverture d’esprit, la mémoire, le dynamisme, un bon équilibre nerveux et nous aurons à peu près tracé le portrait-robot de l’attaché de presse idéal

FORMATION PROFESSIONNELLE

Les attachés de presse en activité ont, pour la plupart, acquis leur qualifications « sur le tas ». Parmi eux, on note bon nombre d’anciens élèves d’écoles de journalisme ou grandes écoles telles que H.E.C., les Instituts d’études politiques…

Depuis quelques années, un établissement d’initiative privée s’est spécialisé dans la formation des attachés de presse : l’Ecole française des attachés de presse, 48, rue Monsieur-le-Prince, Paris-6e. Cette école est accessible sur titre aux bacheliers. Durée des études : 3 ans. Les « terminales » recalés peuvent s’inscrire en année préparatoire sous la réserve expresse qu’ils se représenteront au baccalauréat. 

DÉBOUCHÉS CROISSANTS

Les débouchés sont encore assez limités, mais ils semblent devoir se développer. Car si jusqu’à présent les très grandes entreprises et administrations sont à peu près les seules à avoir des services de relations avec la presse, nombre d’entreprises de moindre importance commencent à ressentir l’utilité de tels services dont l’efficacité est maintenant reconnue. Autre raison de croire au développement de la profession : tous les secteurs de l’activité (industrie, commerce, administration, édition, cinéma, spectacles, etc.) peuvent tirer profit d’un attaché de presse. L’éventail des possibilités est donc très large. 

Précision que les attachés de presse hommes sont la majorité mais que les femmes réussissent bien dans des secteurs déterminés (édition, mode, tourismes, spectacles, etc.)

Les salaires de début sont comparables à ceux de jeunes cadres de toutes catégories (1.000 à 1.200 F par mois). Ils atteignent actuellement pour certains « ténors » de la profession 5.000 à 6.000 F. 

LIONEL LEROI


A lire aussi :
Relation presse : une histoire qui a de l’avenir (premier volet)
Relations presse : une histoire qui a de l’avenir (deuxième volet)

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